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Une « invitation vibrante à passer à l’action » sur l’épidémie de SIDA en Afrique : S. Lewis

« Puissant », « éloquent », « émouvant » ; ces quelques commentaires recueillis auprès des membres du CMPQ, résument bien leur émotion après avoir écouté Stephen Lewis, homme d’État réputé, envoyé spécial en Afrique pour le sida, ancien ambassadeur canadien aux Nations Unies et ancien chef provincial du NPD. À l’occasion du déjeuner-causerie d’avril, M. Lewis a décrit les effets dévastateurs de la pandémie de sida en Afrique et lancé une invitation émouvante pour inciter les sociétés pharmaceutiques à passer à l’action et à contribuer à l’éradication du problème.

D’après M. Lewis, l’industrie pharmaceutique a fait des « erreurs de jugement » dans sa manière d’aborder la pandémie du sida en Afrique, par exemple la résistance à la réduction des prix des médicaments contre le sida pour les pays d’Afrique et les préoccupations relatives à la protection des brevets et des profits. Il a expliqué aux membres du CMPQ que la fourniture de médicaments contre le sida en Afrique est devenue un enjeu important en raison du coût humain de la pandémie. « Tout le monde comprend, en principe, que la portion occupée par les médicaments dans la pandémie,… représente en fait une petite partie du débat. Sauf qu’elle n’est pas une petite partie du débat, elle est le débat. », de préciser M. Lewis. Vingt-huit millions de personnes sont infectées par le sida en Afrique, a déclaré M. Lewis à l’assemblée. « Les personnes qui vivent avec le sida sont des défenseurs extrêmement éloquents de leur propre sort. Elles veulent vivre ».

D’après M. Lewis, la question n’est pas que les sociétés pharmaceutiques n’ont rien fait pour contribuer à maîtriser la pandémie africaine du sida. C’est plutôt la perception que l’industrie n’en a pas fait assez, ni assez tôt, qui a nui à sa réputation. « Personne ne dit que vous n’avez pas donné d’argent », a-t-il expliqué. « Mais les dons ont été isolés et éparpillés, ce qui fait qu’on ne ressent pas de cohésion quant à la répartition des fonds ».

M. Lewis a lancé une invitation vibrante à passer à l’action et demandé aux sociétés pharmaceutiques d’effectuer une « énorme contribution collective (de l’ordre de 7 à 10 milliards $) [pour vaincre la pandémie du sida en Afrique]…de façon à aider le continent dans son ensemble ». Il a également demandé aux sociétés pharmaceutiques de soutenir la production locale de médicaments contre le sida en Afrique et de rendre public son changement de position dans le cadre d’une déclaration à l’occasion du sommet du G8 qui aura lieu en juin au Canada ». « Si l’industrie pharmaceutique pouvait se regrouper et effectuer une contribution importante au fonds mondial, l’opinion mondiale changerait instantanément sa perception de l’industrie, » a conseillé M. Lewis.

par : Jadzia Jagiellowicz est président du Medanalyses Group Inc., qui offre des services de rédaction médicale et d’études de marché aux industries pharmaceutiques, médicales et des soins de santé.

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