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23 avril 2013

Établir des partenariats réels pour des soins aux patients optimums
 

La réunion mensuelle a pris la forme d’un groupe de discussion qui portait sur les partenariats entre les groupes de patients, les associations caritatives et l’industrie pharmaceutique. Madame Karen M. Chow, responsable des relations nationales avec les intervenants à Novartis, était l’animatrice de la soirée. Karen a présenté l’un des membres du groupe de discussion, Deirdre Freiheit, directrice administrative de la Coalition canadienne des organismes de bienfaisance en santé, qui a donné une vue d’ensemble du secteur des associations caritatives et sans but lucratif en santé au Canada. Shannon MacDonald, vice-présidente, Affaires publiques et partenariats à Rx&D, également membre du groupe de discussion, a parlé brièvement de la manière dont l’industrie pharmaceutique pourrait établir de meilleurs partenariats avec les associations caritatives en santé. Elle a souligné que les organismes accordent plus de valeur au travail et à l’assistance que leur offre l’industrie pharmaceutique, sous la forme d’information, de possibilités et de conférenciers, qu’aux contributions monétaires que celle-ci leur fournit.

Karen a donné le coup d’envoi à la discussion en demandant aux membres les raisons pour lesquelles ils travaillent avec l’industrie pharmaceutique et ce que le travail en partenariat représente pour eux. Rob Oliphant, président-directeur général de la Société canadienne de l’asthme, fut le premier à répondre que son organisme et la communauté qu’ils représentent ont besoin de l’industrie pharmaceutique parce qu’ils sont entièrement dépendants des médicaments et du développement de nouveaux médicaments. Son organisme et lui ont un intérêt direct à l’égard de l’accès aux médicaments et à favoriser un milieu pour les nouveaux médicaments à venir et ils partagent à ce titre des intérêts avec l’industrie pharmaceutique. Aldo Del Col, directeur administratif de Myélome Canada, a ajouté qu’un membre de l’industrie pharmaceutique a fourni le capital de départ qui l’a aide à démarrer son organisme national et que l’industrie a œuvré en partenariat avec son organisme pour l’aider à se développer. De plus, l’industrie pharmaceutique a commercialisé le médicament qui a changé sa vie, étant donné qu’il est atteint de myélome. Paul Shay, directeur administratif de la Fondation canadienne du rein, a également commenté en disant que son organisme caritatif a besoin d’argent et d’expertise de l’industrie pharmaceutique pour pouvoir propager ses messages.

La deuxième question adressée aux membres du groupe de discussion leur demandait s’ils recherchaient des possibilités de façon proactive ou s’ils adoptaient une approche plus réactive auprès de l’industrie pharmaceutique. Aldo Del Col a dit qu’il adopte une approche globale par laquelle il prend l’industrie pharmaceutique à partie à tous les niveaux, notamment marketing, médical et relations gouvernementales. Il estime qu’il est important d’établir des liens avec des niveaux différents de l’entreprise pharmaceutique, de façon à créer un véritable partenariat commercial. Paul Shay a convenu que tout repose sur l’établissement de liens et sur la découverte de la bonne correspondance avec les entreprises pour déterminer ce qu’il est possible de réaliser ensemble. Rob Oliphant a précisé qu’il observe, dans le cadre de ses relations avec les entreprises pharmaceutiques, que beaucoup d’idées sont « lancées » des deux côtés afin de trouver des projets pour lesquels les deux parties ont un intérêt commun.

Karen a ensuite demandé aux membres du groupe de discussion quels sont les enjeux qu’ils trouvent importants et ceux qui sont non négociables dans leurs relations avec l’industrie pharmaceutique. Paul Shay fut le premier à répondre en disant que son organisme ne favorise pas le remboursement d’un médicament particulier, mais qu’il soutient l’accès pour tous, de sorte que les patients et les professionnels de la santé puissent choisir le traitement le plus adéquat. Rob Oliphant a répondu que la Société canadienne de l’asthme mène effectivement des programmes pour défendre des médicaments particuliers, mais qu’elle est incapable de recevoir du financement de l’industrie pharmaceutique pour ces programmes. Il a mentionné que les sociétés pharmaceutiques devraient travailler avec son organisme lorsqu’elles produisent du matériel promotionnel. Il a insisté sur ce point parce qu’il sait quel matériel et quelle approche fonctionne. Il a même dit qu’il pourrait aider les entreprises à faire des tests en aveugle sur un document promotionnel pour obtenir des opinions de son réseau de patients et en faire un outil promotionnel plus performant. Aldo Del Col a renchéri au commentaire de Rob en disant qu’il remporte beaucoup de succès dans la production de livrets de renseignements à l’intention des patients, en collaboration avec l’industrie pharmaceutique. Pour ce faire, il s’est assuré d’avoir des commentaires de vrais patients à toutes les étapes de l’élaboration de l’outil, ce qui le rend plus efficace.

La question suivante de Karen portait sur le processus de soumission d’accès des patients et la manière dont les sociétés pharmaceutiques peuvent aider leurs organismes à cet égard. Les membres du groupe de discussion étaient tous d’avis que le meilleur moyen de l’industrie pharmaceutique d’aider à la mise en place du processus se trouvait dans la transmission de connaissances, sur leurs médicaments ou sur le processus de soumission, et en donnant aux organismes assez de temps pour mener à bien ce processus. Dans le même ordre d’idées, Karen a demandé comment les organismes pourraient travailler avec l’industrie pharmaceutique dans des cas où une province émet une décision de non-inclusion d’un médicament à la liste des médicaments remboursés. Aldo Del Col a déclaré qu’il s’agit, une fois de plus, d’obtenir une orientation de l’industrie pharmaceutique afin de comprendre comment mener la meilleure lutte. Rob Oliphant a confirmé, en déclarant que son organisme se battra pour que tout patient puisse obtenir tout médicament s’il en a besoin, et qu’il est de la partie avec l’industrie pharmaceutique sur ce point.

Le groupe de discussion s’est ensuite vu demander son point de vue sur les modifications récentes en matière de gouvernance et des processus et procédures d’observance sur le plan des interactions de l’industrie pharmaceutique avec les organismes. Aldo Del Col a dit qu’il aimerait voir élaborer des meilleures pratiques qui permettent un dialogue entre les parties, plutôt que des communications électroniques. Paul Shay a exprimé sa frustration au sujet des modifications apportées par les équipes juridiques des États-Unis aux ententes qui ont été élaborées et convenues avec des sociétés pharmaceutiques canadiennes. Il a imploré l’auditoire d’essayer d’éduquer leurs homologues américains au sujet de leurs partenariats canadiens.

La dernière question de la soirée portait sur la perte d’exclusivité. Karen a demandé aux membres du groupe de discussion quel conseil ils donneraient à l’industrie pharmaceutique pendant le processus de perte d’exclusivité et sur la meilleure manière de traiter des partenariats lorsqu’une perte d’exclusivité est à l’horizon. Paul Shay a indiqué que, quand il a vécu des pertes d’exclusivité avec des entreprises, il a découvert que les grandes collaborations connaissaient des fins abruptes. Il a suggéré d’éviter ceci en présentant les organismes à d’autres secteurs au sein des sociétés pharmaceutiques, dans lesquels de nouveaux partenariats pourraient être créés pour satisfaire les intérêts des deux parties. Shannon MacDonald a convenu qu’il n’y a rien de plus frustrant que de penser qu’un programme, qu’on a créé et qu’on croyait devoir durer des années, est annulé tout d’un coup. Elle a incité les sociétés pharmaceutiques à communiquer au sujet des pertes d’exclusivité et du potentiel de perte de financement de programmes à un stade le plus précoce possible du processus. Rob Oliphant a également rappelé à l’auditoire que les organismes comme le sien jouent un rôle important de défenseur de la propriété intellectuelle des sociétés pharmaceutiques. Ils ont tout intérêt à conserver une exclusivité pour permettre aux sociétés s pharmaceutiques de mettre au point de nouveaux médicaments. Son dernier commentaire résumait bien le thème des discussions de la soirée : le partenariat entre les organismes et les sociétés pharmaceutiques en est un que nous voulons protéger.

 

Lara Holmes
Medical Writer
Courriel: lholmes@videotron.ca
Cell: 514-425-4977
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Pharma411

 

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