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Le 20 novembre 2018

Les programmes de soutien au patient : une tendance ou une transformation?

Survol du présent et de l’avenir — une activité à guichet fermé!

Un programme de soutien au patient (PSP) devient une piste pour combler les lacunes de notre système de santé et les autres complexités du marché en vue de commercialiser des produits pharmaceutiques et renforcer la valeur des marques. Durant cette réunion à guichet fermé, on a fait un survol de l’évolution des programmes de soutien au patient dans le contexte des soins de santé au Canada et de la direction que prendront ces programmes à l’avenir; abordé les différents modèles opérationnels, leur structure et les parties prenantes; compris les occasions d’affaires engendrées par un PSP et les coûts associés et découvert les meilleures pratiques pour mener un PSP.

Introduction et points de régie interne -   Santiago Molano, directeur du CMPQ

  • Avantages de l’adhésion : Avez-vous profité du rabais de 5 % sur les frais d’inscription à l’atelier annuel du CCPP qui a eu lieu ce mois-ci? Ce n’est que l’un des nombreux avantages qui accompagnent l’adhésion au CMPQ!
  • La prochaine activité du CMPQ : L’avenir du cannabis dans l’industrie pharmaceutique. Ne manquez pas ce petit-déjeuner causerie le 22 janvier 2019.
  • Soirée des Fêtes : Inscrivez le 12 décembre à votre calendrier si vous aimez bien manger et vous amuser. La soirée se déroulera au 40 Westt Steakhouse & Raw Bar.
  • Tous nos remerciements à McCann Health pour le travail créatif lié à cette activité et à Novartis pour leur commandite de notre association.

Présentation des conférenciers -   Catherine Dickinson

Catherine Dickinson, directrice, Gestion de la santé, Novartis pharmaceutiques, animait la réunion, laquelle comprenait des conférences de plusieurs experts de l’industrie :

  • Guy Payette, président, Innomar Strategies
  • Ravi Deshpande, vice-président principal, McKesson Santé Spécialisée
  • Alison Shore, directrice, Engagement du patient, AbbVie
  • Linda Lin, directrice des services cliniques et des stratégies pharmaceutiques, ClaimSecure Inc.

Historique et évolution des PSP -   Guy Payette

Le passé :

  • Les PSP ont fait leur apparition à la fin des années 1990 et au début des années 2000, lorsque les agents biologiques sont arrivés sur le marché sans que celui-ci soit préparé aux obstacles à l’accès et au remboursement.
    Les PSP étaient une approche uniformisée dans laquelle il y avait plusieurs fournisseurs, ce qui était difficile à gérer.

 

Le présent :

  • Actuellement, l’accès reste fragmenté à l’échelle du pays, particulièrement pour les produits pour le traitement des maladies orphelines rares.
  • Le système de santé est confronté à des enjeux qui comprennent l’augmentation des coûts des médicaments de spécialité et le vieillissement de la population.
  • Les payeurs du secteur privé sont plus à la recherche de solutions en matière de gestion des maladies, c’est pourquoi la collecte de données provenant du programme est un facteur important dont le fabricant doit tenir compte lorsqu’il adapte le PSP en vue de modifier l’architecture du cadre d’analyse des remboursements.
  • Des fournisseurs individuels offrent maintenant une approche intégrée — dans laquelle tout est accessible dans une base de données — ce qui donne des perspectives commerciales utiles à partir des données recueillies afin de mieux comprendre le produit de marque et améliorer le vécu des patients.
  • Les PSP sont devenus une exigence normale, particulièrement pour les produits de spécialité.
  • À présent, les programmes sont personnalisables aux besoins de la partie prenante et de la molécule et ils offrent des services qui sont aussi uniques que le produit.
  • L’accent est davantage mis sur l’éducation— il y a maintenant des gestionnaires de cas sur le terrain qui renseignent les médecins sur la valeur des PSP et les aident à s’y retrouver dans le processus de remboursement.

L’avenir :

  • Les principaux défis comprennent l’émergence des produits biosimilaires, de la médecine personnalisée et de  la thérapie génique, mais ceux-ci sont encore trop nouveaux pour en traiter en profondeur.
  • Une énorme quantité de changements se produit rapidement relativement aux exigences de résultats liées à l’accès chez les payeurs, aux réseaux de pharmacies préférentielles et à la personnalisation de la technologie
  • Tendances émergentes :
    • Le plus gros changement sera d’ordre technologique et visera l’offre d’une solution plus numérique.
    • Les données seront de plus en plus importantes sur le plan des perspectives commerciales et de l’accès.
    • Une plus grande intégration des PSP avec les payeurs, les médecins, les dossiers médicaux informatisés, etc.
    • La consolidation des programmes dans des noyaux centraux.
    • Le milieu réglementaire en évolution entraîne davantage de vérifications.

D’après vous, à l’avenir, comment pouvons-nous appliquer la technologie à la déclaration des effets indésirables et à la conformité (et à d’autres aspects effectués manuellement par le passé)? La technologie jouera un rôle important. Des systèmes existent et des fournisseurs commencent à les adopter, mais leur coût est un obstacle. Il y a également d’excellents systèmes de gestion de la qualité qui permettent de fournir des dossiers transparents et traçables.

Les PSP sont-ils liés à une tendance ou à une transformation? Une transformation sans aucun doute. Nous sommes sur le point de vivre les plus grands changements des dernières années, uniquement en raison de leur aspect numérique.

Raisons stratégiques de démarrer un PSP -   Ravi Deshpande

Raisons stratégiques de démarrer un PSP :

  1. Accès : S’assurer que le traitement commence à être donné aux patients.
  2. Observance thérapeutique et différenciation : De nombreux choix de traitement existent (dont les produits biosimilaires) et le programme est parfois l’élément différentiateur.
  3. Soutien aux professionnels de la santé : Les médecins disposent à présent de plusieurs (jusqu’à 8-10) produits de spécialité différents à prescrire, ce qui est chronophage puisque beaucoup de travail y est rattaché (c.-à-d. travail administratif, organiser les perfusions, etc.). Au Canada, nous sommes confrontés à une pénurie de spécialistes et le roulement des patients diminue en raison du grand nombre de médicaments de spécialité offerts. Les professionnels de la santé ont besoin d’aide en matière de soutien des patients, ce qui leur permettrait de voir d’autres patients.  En ophtalmologie, les PSP ont multiplié par deux le roulement des patients.
  4. Démontrer la valeur (et le coût) des traitements : Sans démonstration de la valeur du médicament, les payeurs ne voudront pas le rembourser à l’avenir. Nous nous dirigeons vers une médecine fondée sur la valeur dans laquelle les remboursements pourraient être liés aux résultats. Les PSP pourraient être nécessaires pour obtenir l’inclusion des produits aux listes de médicaments remboursés.

Perspectives d’avenir :

  • Les patients qui reçoivent des produits de spécialité ont tendance à être plus jeunes; par conséquent, ils se montrent plus intéressés par les produits numériques et les services autogérés. L’intégration les aidera à obtenir des soins quand et où ils veulent. Ils se sentent à l’aise avec les applications d’intelligence artificielle et ils s’attendent à un niveau de personnalisation et de vitesse.
  • Les professionnels de la santé ne veulent pas utiliser plusieurs systèmes, donc l’intégration dans le flux de travail existant est très importante et se traduira par des meilleurs soins pour les patients en raison de la facilité d’accès.
  • Les sociétés pharmaceutiques participant directement à la gestion des PSP.
  • L’accent est mis sur l’augmentation de la collecte de données (résultats fondés sur la valeur) et sur l’innocuité, particulièrement dans le cas des produits en oncologie parce qu’ils arrivent sur le marché après les études de phase IIb, au lieu des études de phase III.

Les grandes sociétés pharmaceutiques affichent une tendance à l’internalisation, alors comment les fournisseurs tiers de PSP s’ajusteront ils? À quoi ressembleront les nouvelles relations avec les fournisseurs? Davantage d’entreprises constatent que les données sont importantes. Alors que les grandes sociétés pharmaceutiques se concentrent davantage sur les produits de spécialité, il est inévitable qu’elles voudront se rapprocher des patients et des données. Cela ne signifie pas que le rôle des fournisseurs va disparaître, parce que c’est eux qui visitent les médecins, mais ce rôle va changer.

Les PSP sont-ils liés à une tendance ou à une transformation? Les deux. Une transformation pour les produits innovateurs, mais une tendance dans le monde des produits biosimilaires; nous les voyons comme des produits de base nécessaires. Plus d’un PDG de société pharmaceutique m’a demandé si les PSP vont devenir banalisés et j’ai répondu non, ils vont devenir différentiateurs pour la plus grande partie. Avec l’arrivée des produits biosimilaires et des programmes de groupe, je pense qu’ils les considèrent comme étant tendanciels plutôt que transformateurs dans ces cas-ci.

Qu’est-ce qui différencie l’équipe d’Engagement du patient d’AbbVie -   Alison Shore

Quelle est la recette spéciale de réussite d’AbbVie?

1. Engagement à faire passer les patients en premier

  • AbbVie parvient à être axée sur le patient parce que l’équipe d’Engagement du patient est une équipe complètement séparée et distincte.
  • L’étude Companion :
    • Une étude observationnelle de cohorte menée auprès de 11 000 patients pour déterminer à quel point les services fournis par AbbVie ont des répercussions sur les résultats des patients.
    • Les mesures comprenaient l’abandon des ordonnances (pourcentage de traitements non commencés), la persévérance, l’observance médicamenteuse et le résultat clinique général.
    • L’étude a montré avec succès que les services des PSP ont une valeur élevée; par exemple, le pourcentage de traitements non commencés était inférieur de 46 % chez les patients qui avaient reçu un premier appel de soutien et il y avait une augmentation de 31 % du nombre de patients qui poursuivaient leur traitement après un an lorsqu’ils avaient reçu des appels de soutien continus.
  • Dans un sondage de la satisfaction de la clientèle effectué une fois par année par un organisme tiers, on a interrogé plus particulièrement les patients au sujet des services dans un éventail de programmes et le résultat a révélé que les patients plaçaient au premier rang le programme de soutien AbbVie Care.

2. Connectés et faisant en sorte que les services sont véritablement adaptés aux besoins des patients

  • Comprendre le parcours du patient est un processus continu qui exige un apprentissage et un ajustement constants.
  • Comprendre que des patients différents ont des besoins différents; de petites choses, comme la façon de communiquer avec les patients, sont importantes pour respecter vraiment leurs préférences.
  • Pour recueillir des renseignements, allez plus loin que la personne responsable des renseignements commerciaux. Cela se fait avec plusieurs parties prenantes.

3. Le bon équilibre entre la technologie et la touche humaine

  • Cara, un nouveau robot conversationnel, est piloté pour donner un accès instantané au programme 24 h sur 24 et 7 j sur 7 aux patients atteints de la maladie de Crohn.
  • Cela permet aux personnes qui sont sur le terrain de s’occuper des patients, de se concentrer sur les réponses aux questions plus difficiles qui nécessitent un soutien plus humain.

Qu’est-ce qui a décidé AbbVie à faire le saut avec Cara? Nous avons une équipe entreprenante. Il y avait également des renseignements recueillis auprès des patients. Des communications fréquentes sont importantes pour eux.

Les PSP sont-ils liés à une tendance ou à une transformation? Une transformation sans aucun doute, mais nous voulons maintenir un élément de stabilité tendancielle tout en étant orientés vers la transformation.

Vue d’ensemble de l’accès au marché et du paysage des payeurs privés -   Linda Lin

Le paysage des payeurs privés :

  • Les employeurs sont des payeurs privés, mais ils ne connaissent pas les différences entre les médicaments. C’est pourquoi ils travaillent avec des conseillers ou des consultants, comme Mercer, Towers et Normandin Beaudry, qui conseillent à un haut niveau sur le genre de programme qui est judicieux pour un employeur, pour que celui-ci puisse choisir une compagnie d’assurances qui répond à ses besoins.
  • 70 % du marché des payeurs privés canadiens est contrôlé par trois grandes compagnies : Sunlife, Great-West Life et Manuvie.
  • Ce ne sont pas toutes les grandes compagnies d’assurance qui ont leurs propres systèmes d’adjudication; c’est pourquoi les équipes d’accès au marché des entreprises pharmaceutiques doivent non seulement travailler avec les compagnes d’assurance, mais également avec leurs adjudicateurs (à savoir Telus et ESC, mais aussi Medavie Croix bleue, Green Shield et ClaimSecure), ainsi qu’avec les entreprises consultantes, de sorte qu’il y a de nombreuses parties prenantes  — beaucoup plus que le système public.
  • Il est compliqué d’obtenir le remboursement de médicaments de spécialité par un programme parce les médicaments de spécialité sont chers, donc ils exigent une autorisation préalable et un réseau de pharmacies préférentielles.

Préoccupations des payeurs privés :

  • Avant 2010, les médicaments de spécialité représentaient moins de 10 % du budget de médicaments d’un régime privé d’assurance-médicaments. Aujourd’hui, ce nombre ne cesse d’augmenter. Il varie entre 20 et 25 % selon la situation géographique. Il est de 22 % à l’échelle nationale. Cependant, ces médicaments ne représentent qu’1 % des réclamations.
  • Les payeurs privés sont donc préoccupés par le fait que les médicaments de spécialité deviennent plus coûteux. Des articles de journaux effraient les payeurs privés à propos de leurs budgets et les gestionnaires de RH fixent des plafonds à leurs programmes. Les listes de médicaments remboursés sont à présent à plusieurs niveaux. La question n’est pas de savoir si un médicament est remboursé, mais à quel niveau il se situe. Des niveaux différents ont des niveaux de remboursement et des critères d’autorisation différents. Cela n’est pas nécessairement dans le meilleur intérêt des patients, mais cela gère les coûts. Les réseaux de pharmacies préférentielles aident à maîtriser les coûts des frais d’exécution des ordonnances.

Comment l’industrie pharmaceutique peut aider les payeurs privés :

  1. Remboursement : Remplir correctement le formulaire d’autorisation préalable. Lorsque le médicament est remboursé par le gouvernement, ce serait très apprécié que l’industrie travaille avec les médecins pour faire passer le coût du payeur privé au gouvernement.
  2. Aide financière : Dans les provinces autres que le Québec, les patients doivent assumer ces frais eux-mêmes. Rechercher les réseaux de pharmacies préférentielles pour contribuer au soutien des décisions relatives aux conditions d’inclusion des produits aux listes.
  3. Distribution et exécution des ordonnances : souvenez-vous que les trois plus grandes compagnies d’assurances et ClaimSecure ont leurs propres réseaux de pharmacies préférentielles, ce qui ajoute de la complexité à la délivrance des médicaments; ils aimeraient travailler ensemble à la réduction des coûts.
  4. Éducation et gestion de cas : la collecte de données est importante parce que les payeurs privés veulent savoir si le traitement a aidé à améliorer les résultats du patient — la personne est-elle venue travailler et a-t-elle été plus productive? Quel est le rendement de l’investissement?

Les PSP sont-ils liés à une tendance ou à une transformation? Je pense qu’il y a une possibilité de travailler ensemble en partenariat, c’est une transformation.

Questions et conclusion

Il y a tellement de discussions au sujet du Projet de loi 92. Qu’avons-nous vraiment besoin de comprendre pour préparer l’avenir?

  • Linda : Chaque province aura ses propres règles. D’après ce que je comprends, le projet de loi ne s’applique qu’au Québec et uniquement aux médicaments de la liste des médicaments remboursés de la RAMQ. En matière d’aide au paiement de la quote-part, si un produit n’est pas inscrit sur la liste de la RAMQ, le payeur privé ne peut payer que conformément à la structure du régime, donc j’y vois un rôle pour les PSP. Lorsque le produit est inscrit à la liste de la RAMQ, en tant que payeur privé, nous avons la responsabilité, l’exigence minimale établie par la règle de statuer de payer autant sinon mieux que la RAMQ. Donc, en présence d’une contribution maximale du patient, il y aura un remboursement de 100 %. Ainsi, nous ne parlons pas de la même ampleur de coûts défrayés par le patient. Le besoin d’une aide au paiement de la quote-part pourrait ne pas être le même après que le produit a été inscrit à la liste de la RAMQ.
  • Guy : il est évident qu’il y a des changements avec les programmes de distribution contrôlée. Nous devons faire attention de différencier ce que le projet de loi est et ce qu’il n’est pas. Il fait l’objet de beaucoup de discussions et les gens commencent à penser qu’il régit tout, mais il faut revenir en arrière à ce sur quoi porte la loi. Elle ne porte pas sur beaucoup de choses, alors soyez prudent lorsque quelqu’un vous parle d’une chose qui ne peut être réalisée en raison du Projet de loi 92. Obtenez des conseils éclairés.

Les interactions entre les PSP et les professionnels de la santé sont particulièrement examinées. Quels sont les points de réflexion les plus importants pour que ces modèles soient conformes dans ce contexte?

  • Alison : Je pense que la transparence est extrêmement importante. Divulguez volontairement les renseignements. Sur le plan de la conception du programme, pensez au rôle des PSP et à la façon dont ils complètent le rôle des professionnels de la santé, sans pour autant les remplacer.
  • Guy : Les programmes sont devenus complexes. Travaillez avec les médecins pour comprendre la réglementation et de quelle façon nous pouvons optimiser leurs pratiques.

D’après vous, quelles répercussions la proposition de réformes du CEPMB pourrait-elle avoir sur la capacité de l’industrie de soutenir les PSP à l’avenir?

  • Linda : En fin de compte, le CEPMB essaie de contrôler les prix. Une chute des prix entraînera un examen minutieux du budget des PSP par la haute direction. Cependant, les PSP sont là pour rester au Canada. Les médecins remplissent très mal les formulaires et ils  veulent que ce mal de tête leur soit enlevé. S’il y a davantage d’accès, il y a plus de patients, donc plus de budget.
  • Ravi : Un changement comme celui-là entraînera un changement transformateur. Nous devrons devenir plus efficaces dans ce que nous livrons, tout en maintenant le patient au milieu de tout cela. Cela ne sera probablement pas aussi extrême que nous le pensons, et ces programmes offrent toujours un énorme soutien aux patients.

Comment internaliser un PSP du point de vue de la protection de la vie privée et de l’observance thérapeutique? Quand ils sont internalisés, sont-ils logés dans des divisions différentes? Quelles sont les difficultés quand on déplace un programme à l’interne?

  • Catherine : à Novartis, nous avons eu un mélange des deux. Ce qui est essentiel, c’est que le patient sache où ses données seront conservées.

Comment les fournisseurs peuvent-ils être plus proactifs pour aider les fabricants à élaborer des modèles de remboursement liés à l’atteinte des résultats, que l’on observe dans le paysage des payeurs?

  • Ravi : Nous commençons déjà à voir ces programmes. En fait, nous établissons des structures pour aider à statuer sur les paiements. Comment pouvons-nous être plus proactifs? Il faut que ce soit un processus mutuel, parce que c’est vous qui allez négocier avec les payeurs. Pendant ces négociations, il est important que compreniez bien ce qui peut être fait ou pas en matière de mesures. Il faut que ce soit un effort mutuel parce qu’il y a des risques des deux côtés.
  • Guy : je suis d’accord. Nous pourrions peut-être ajouter davantage de valeur du côté de la planification commerciale, en déterminant les produits qui ont des possibilités et en y travaillant plus tôt.

Quel est le rôle du fournisseur de services de PSP quand il travaille auprès de grands établissements en oncologie, comme PMH, Sunnybrook, etc.?

  • Ravi : L’oncologie est en grande partie desservie par les centres d’excellence et les établissements financés par les fonds publics. Le plus gros défi a été l’arrivée sur le marché d’un grand nombre de produits d’oncologie par voie orale. Ce que ces centres nous disent, c’est que lorsque les patients quittent l’hôpital et prennent le traitement par voie orale, ils tombent complètement dans un trou noir dans lequel les professionnels de la santé n’ont aucune idée de ce qui se passe chez ces patients. La plus grande possibilité est de ne pas concurrencer ces centres mais de travailler avec eux et d’utiliser la technologie pour élargir les soins des patients au-delà des cliniques. Lorsque les patients se déplacent d’un cadre de soins à un autre, c’est là que tout va de travers. Par ailleurs, le monde de l’oncologie financé par les fonds publics voit d’un mauvais œil tous les autres spécialistes en oncologie, de sorte qu’il faut prouver votre crédibilité et démontrer que la qualité de soins est égale à celle que le patient recevrait au centre.
  • Guy : Je pense que ça évolue. Le programme inspire confiance et crédibilité. Il y a aussi de petits foyers de possibilités de créer des partenariats et de faire des essais pilotes.

Les réseaux de pharmacies préférentielles sont-ils vraiment nécessaires ou les payeurs privés pourraient-ils simplement établir un plafond sur la marge bénéficiaire ou les frais d’exécution d’ordonnance?

  • Linda : Oui et non. Bien sûr, la technologie nous permettra de fixer un plafond sur la marge bénéficiaire, mais alors il faut se demander si le patient se verra facturer un supplément s’il choisit d’aller dans une pharmacie dans la rue. Un adjudicateur ne sera pas en mesure de négocier la marge bénéficiaire et de la faire accepter par 9 000 pharmacies dans tout le Canada.

Comment les fournisseurs de PSP et les compagnies d’assurances travaillent-ils ensemble pour atténuer le coût croissant des soins de santé dans le marché canadien?

  • Ravi : Au Canada, deux tiers de nos dépenses en soins de santé se font dans les hôpitaux. Il me semble que les médicaments de spécialité nous permettent de sortir les patients des hôpitaux et de les réintégrer dans la collectivité. Plus nous agissons ainsi pour améliorer le parcours des patients et la qualité des soins dans la collectivité, plus nous allons épargner. Les soins communautaires coûtent moins cher.

Comment les fournisseurs tiers de PSP se sentent-ils à l’idée de gérer un segment du programme par opposition à tout le programme?

  • Guy : C’est un changement qui s’est produit au fil du temps. Ce n’est pas tant le modèle, c’est le partenariat. Si vous avez un partenariat solide, le modèle n’a pas vraiment d’importance.
  • Ravi : Nous savons que vous pouvez le faire et vous avez des employés expérimentés qui travaillaient pour nous avant, mais je confirme à 100 % que c’est une question de partenariat.

Ces programmes comblent beaucoup de lacunes dans le système de santé, mais l’article du Globe and Mail les a présentés sous un angle négatif. Que pouvons-nous faire pour gérer la réputation de ces programmes?

  • Guy : Nous considérons tous nos associés comme des ambassadeurs des PSP. Aussitôt après la publication de l’article, notre équipe des communications a envoyé un texte de Q-R pour que tous en soient informés et puissent y répondre de façon adéquate. Nous pensons aussi que nous avons la responsabilité de nouer un dialogue avec les parties prenantes, tant les guides d’opinion clés que le gouvernement. Nous avons une division de relations avec les parties prenantes, donc nous participons activement à des discussions avec le gouvernement, ce qui est un changement par rapport au passé. Plus nous discutions, plus avons découvert que les parties prenantes ne savaient pas grand-chose de ce que nous faisions. À présent, nous parlons de la valeur que nous apportons et ils écoutent. Cela modifie la conversation.
  • Alison : Je pense que la transparence est l’un  des plus gros cadeaux que nous puissions nous faire. Nous défendons notre mode de fonctionnement et nous avons un code de déontologie rigoureux.
  • Ravi : Cet article pourrait bien avoir été un mal pour un bien puisque maintenant les gens ont entendu parler des PSP. Cela pourrait représenter un avantage ou une possibilité. Les articles ne portaient pas sur les PSP; ils portaient sur les perfusions effectuées dans les cabinets des médecins. Je pense que l’histoire que Kelly Grant voulait raconter portait sur le fait que les sociétés pharmaceutiques auraient payé des médecins pour rédiger des ordonnances pour leurs médicaments. Or, les faits ont été déformés pour correspondre à cette histoire. S’il y a une leçon à tirer de tout cela, c’est que si vous payez un seul dollar à un médecin, assurez-vous d’y réfléchir autant que faire se peut avant de passer à l’acte. En tant que société pharmaceutique, c’est là le plus grand risque que vous faites courir à votre réputation.

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Justine Garner
Freelance Medical Writer
Cell: (514) 605-5109
Courriel: jgarnerwriting@gmail.com
www.jgarnerwriting.com

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