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Le 18 novembre 2008
Le système de soins de santé canadien est-il en réanimation?

À titre de président du Conseil canadien de la santé et d’ancien président du conseil d’administration national de l’Institut canadien d’information sur la santé, Michael Decter nous a communiqué le 18 novembre dernier ses pensées intéressantes et éclairées sur l’état de notre système de soins de santé et sur ses perspectives d’avenir – et elles ne sont pas aussi sombres que vous pourriez le penser. La matinée a très bien commencé, avec un conférencier qui présente bien et sans prétention – et sans diapositives PowerPoint!

Lorsque le système de soins de santé a été créé au Canada, il était conçu pour fournir des soins d’urgence. Maintenant que les Canadiens vivent de plus en plus longtemps, le système doit faire face à la gestion de maladies chroniques. Le changement de priorité est en cours mais il prend du temps.

D'après M. Decter, les 5 forces importantes qui motivent le changement dans le système de soins de santé actuel découlent des principaux concepts suivants :

1. l'investissement dans une santé plus large

D’après les apparences, 25 % seulement de notre longévité est reliée au système de soins de santé – les 75 % restants sont reliés à nos gènes, à notre environnement et à nos choix de mode de vie. Par conséquent, le changement vers l’investissement dans une santé plus large a pris forme pour équilibrer l’investissement dans les soins de santé. En outre, les gouvernements s’occupent des mises en service, régissent des processus d’appels d’offres ou des guerres de soumissions entre les hôpitaux pour la tenue des services. Cette stratégie est conçue pour favoriser la consolidation de l’efficience des services, ce qui a mené à la régionalisation des services ou à la concentration de spécialités dans un établissement.

2. La révolution numérique

La principale répercussion de la révolution numérique est que nous avons maintenant un accès peu coûteux à la puissance informatique, ce qui nous permet de mesurer les résultats et leur pertinence. De plus, comme nous vivons à présent dans un monde de médecine fondée sur des données probantes, nous pouvons prendre de meilleures décisions grâce à notre capacité à analyser les données.

3. Les attentes des patients

Les baby-boomers qui envahissent à présent le système de soins de santé ont des attentes élevées – ils veulent de la rapidité, de la qualité, de la pertinence et de l’information en matière de santé. De plus, compte tenu du fait que le système de soins de santé n’a pas été conçu pour le traitement des maladies chroniques, l’augmentation des interventions qui ne menacent pas le pronostic vital transforme le fonctionnement même des soins de santé et, par conséquent, les temps d’attente augmentent.

4. L'argent

La variabilité sauvage des dépenses gouvernementales – sous la forme de grands afflux de liquidités ou d’énormes coupures – rend difficile une gestion cohérente d’un système de soins de santé.

5. Les données démographiques

L'espérance de vie a davantage augmenté au cours des 40 dernières années à l’échelle mondiale qu’au cours des 2 000 années précédentes. Dans les années 1920, l’espérance de vie était de 55 ans; dans les années 1950, elle était de 65 ans; à l’heure actuelle elle atteint 80 ans et elle augmente encore. Nous vivons effectivement plus longtemps, mais nous vivons également avec un plus grand nombre de maladies chroniques, ce qui fait porter un lourd fardeau sur le système.

Optimiste pour l’avenir

M. Decter est fermement convaincu que l’innovation est ce qui rend durable notre système – cependant, il met en garde sur le fait que nous devons convaincre les gouvernements, particulièrement à une époque de ralentissement économique, de continuer à investir dans l’innovation de façon à économiser sur les lignes de front – dans les salles d’urgence et dans les services des hôpitaux.

En période d’incertitude économique, les gouvernements ont tendance à vouloir faire « avec moins » et l’investissement en innovation est habituellement le premier budget coupé. Les diagnostics modernes (IRM, tomodensitométries) coûtent cher sur une base unitaire, mais ils reviennent moins cher au système à long terme.

Quelle peut être la contribution de l’industrie pharmaceutique à l’amélioration de l’état de notre système de santé ?

  1. Nous devons mettre au point des médicaments optimaux pour le traitement des maladies chroniques afin de soulager le fardeau des urgences
  2. Nous devons découvrir de nouvelles façons de faire; nous devons appliquer ce que nous savons déjà — les meilleurs traitements et interventions — de façon plus rigoureuse par l’intermédiaire de la création de centres d’excellence ; et nous devons aider la population à mieux prendre en charge ses maladies chroniques
  3. Nous devons continuer à pousser l’innovation de façon à améliorer notre façon de faire les choses et nous devons copier les modèles de pratique optimale déjà en place qui ont donné de bons résultats.

La solution ne réside pas dans la construction d’un plus grand nombre d’hôpitaux, ni dans l’embauche de plus d’infirmières et de médecins, ni nécessairement dans l’investissement de millions dans les soins à domicile. La clé du succès réside plutôt dans l’innovation et dans une prise en charge efficace et efficiente des maladies chroniques.

Linda Miller
Small Dog Communications

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