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La cyber-médecine

Dans Internet, la santé se porte plutôt bien. C’est ce dont le bon médecin du monde virtuel est venu nous entretenir le mois dernier.

Le Dr Lundberg ne nous est toutefois pas arrivé avec une malle pleine de potions et d’élixirs aux couleurs chatoyantes, mais tout simplement avec une bonne dose de réflexions pertinentes et perspicaces sur l’état du monde de la médecine dans le cyber-espace.

La foi inébranlable du Dr Lundberg à l’égard d’Internet ne date pas d’hier. Lorsque l’AMA a lancé sa version d’un Internet de la médecine, dès 1995, le Dr Lundberg a reconnu qu’il s’agissait d‘un événement déterminant pour le présent… et l’avenir. Aujourd’hui, il affirme qu’Internet constitue tout simplement « le progrès le plus important depuis l’avènement de la presse à imprimer ».

Mais il ajoute : « On ne peut pas réglementer l’Internet… ce serait comme essayer de réglementer les conversations dans un bar à Montréal. » Selon le Dr Lundberg, l’Internet médical devrait s’autoréglementer, conformément au code de déontologie des médecins, qui dicte d’« œuvrer pour le bien des patients ».

Fait très éloquent : l’an dernier, les internautes ont été plus nombreux à rechercher des renseignements d’ordre médical que… de la pornographie. En deux ans, en effet, le nombre de personnes qui se servent d’Internet pour chercher de l’information médicale est passé de 50 millions à 100 millions. Le Dr Lundberg explique par ailleurs que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à faire cet usage d’Internet : « elles arrivent à leur rendez-vous armées de pages imprimées à partir d’Internet, et en repartent avec une moins bonne opinion de leur médecin. »

Depuis 1995, l’utilisation d’Internet chez les médecins est passée de 3 à 80 %. Les études à ce sujet révèlent qu’ils cherchent : des renseignements sur les maladies et les traitements, des nouvelles de leurs associations professionnelles, les sites médicaux et universitaires, et la formation médicale continue offerte en ligne. Le Dr Lundberg cite cet exemple : « En 1999, Medscape donnait environ 100 heures par mois de formation médicale continue de catégorie un… en septembre 2001, ce chiffre s’établissait à 17 000. »

Comment pouvez-vous inciter les médecins à consulter votre site Web? D’abord, en vous assurant que votre site réponde aux critères des médecins : Ce site m’aidera-t-il à gagner du temps? Livre-t-il le contenu promis? Une autorité se porte-t-elle garante de son contenu? Les connaissances acquises me donneront-elles plus de pouvoir? M’aideront-elles à me conformer aux exigences du gouvernement ou d’une autre autorité? Et surtout, le site est-il gratuit? Selon le Dr Lundberg, plus un site est gratuit, plus il est apprécié.

Bref, le Dr Lundberg nous propose une vision d’un monde nouveau, amélioré grâce à l’accessibilité de l’information. Tout en émettant cette mise en garde : « Une obsession partagée par un grand nombre, c’est une culture ; réservée à quelques personnes, c’est une secte ; à deux, c’est de l’amour ; et vécue par une seule personne, c’est une psychose. »

par Rich Hammond
rédacteur pigiste, www.richhammond.com

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