PMCQ Logo
English|Carte du Site
Visionner les photos

Salon des membres

Réunions précédentes

Le 28 janvier 2015

Mobilisez les patients et les bénéfices suivront

Shannon Quinn, de Sanofi, a animé cette première réunion de 2015 qui était centrée sur les patients. Elle a souligné que ce qui compte pour l’industrie pharmaceutique n’est pas nécessairement ce qui est important pour les patients. Les conférenciers de la soirée parleront des moyens de combler cet écart et « d’agir comme il se doit » pour les patients tout en bénéficiant d’une réussite financière.

Anne-Marie Wright, présidente d’Element Strategy Inc. et membre du comité consultatif de la Canadian Association for People-Centered Health était la première conférencière de la soirée. Elle a lancé l’expression « approche axée sur les patients » et s’est demandé s’il s’agissait plus que d’un « effet de mode ». Ce n’est pas le cas, de toute évidence, comme le révèlent les résultats du rapport Progressions 3.0 de 2012 d’Ernst & Young. Anne-Marie a cité un extrait : « Il est possible que l’accès à l’information et les possibilités de communiquer par des moyens nouveaux et différents aient renforcé la littératie en matière de santé, c’est-à-dire une connaissance pratique des soins de santé et de leur langage. Au sein de la population mondiale, plus particulièrement dans les pays développés, on compte plus de consommateurs éclairés de soins de santé que de bénéficiaires passifs ».

Patients responsabilisés = patients qui se prennent en charge = meilleurs résultats sur la santé
Anne-Marie a donné les grandes lignes des moteurs qui motivent et influencent cette tendance. Les patients ont maintenant la motivation pour :

  • Apprendre et mieux comprendre la santé et le bien-être
    • La définition de la santé change
    • Plus grande littératie en matière de santé
  • Participer et entrer en contact avec d’autres consommateurs; vouloir apprendre des autres
    • Sentiment que les traitements fondés sur des données probantes s’apprennent d’autres personnes qui ont la même maladie, ce qui est aussi important que l’opinion du médecin
  • « Prendre les commandes »
    • La technologie de l’information propulse les personnes à devenir des participants actifs à leur périple personnel vers la santé
  • « Autogérer » l’information sur la santé
    • Un désir accru de prendre des décisions éclairées et bien fondées pertinentes à leurs besoins
  • S’assurer de l’exactitude
    • Les personnes qui ont accès aux renseignements sur leur santé et qui les gèrent sont plus susceptibles de reconnaître des changements ou des erreurs dans les données sur leur santé et de faire le lien entre une action et un résultat sur la santé
  • Collaborer avec les prestateurs de soins; ne pas se contenter d’être des bénéficiaires de soins
    • Des consommateurs plus éclairés continueront à tendre vers une mobilisation plus profonde auprès de l’équipe de soins de santé de leur choix

Mais comment l’industrie pharmaceutique peut-elle offrir davantage de valeur pour les patients? Anne-Marie a donné les conseils suivants :

  • Déplacer vers la personne l’accent qui était mis sur la maladie
    • « Qu’est-ce qui ne va pas? » p/r « Qu’est-ce qui est important pour vous? »
    • La connaissance fondée sur les besoins vient du consommateur et non du prestateur
  • Comprendre les préférences des consommateurs et les valeurs qui renseignent votre stratégie d’expérience-client
    • Recherche, rétroaction, suivi, partage de renseignements
  • Segmenter votre marché; des segments différents pour répondre à des besoins différents
    • Déterminer les désirs et les points communs des sous-secteurs pour adapter les produits et les services de façon à correspondre à ces connaissances
  • Passer de la « taille unique » à la « taille personnalisée »
    • Adapter vos stratégies pour mieux satisfaire les objectifs individuels et par segment ainsi que les circonstances personnelles
  • Élargisser l’accent mis sur les professionnels de la santé; allez au-delà des médecins
    • Aller plus loin que les médecins; les changements dans la portée de l’exercice de la pharmacie vont vraisemblablement continuer à évoluer et ils amèneront des modifications de la façon de prescrire et de délivrer tous les médicaments au Canada
    • Les patients verront leur pharmacien six fois plus souvent qu’ils ne voient leur médecin
  • Explorer les technologies numériques
    • Qui relient mieux les personnes à vos produits et qui leur permettent d’être des partenaires actifs dans la prise en charge de leur santé

Anne-Marie a également cité un sondage effectué aux États-Unis en 2014 par Accenture Life Sciences, qui révélait que 76 % des patients pensent que les sociétés pharmaceutiques ont une responsabilité de fournir des renseignements et des services qui aident les patients à prendre leur propre santé en charge. Parmi les répondants, 74 % pensaient que le moment où un patient commence à prendre un médicament est le meilleur pour lancer une initiative de communications. Anne-Marie a posé la question suivante à l’auditoire : « Au cours de la dernière année, avez-vous effectué une recherche auprès des patients-consommateurs sur vos produits ou services? » “Seulement 44 % ont répondu oui et 45 % ont répondu non.

Anne-Marie a conclu sa conférence en suggérant que les entreprises pharmaceutiques retiennent les leçons suivantes de l’industrie des biens emballés, car cette industrie a une orientation client qui est fortement liée à la rentabilité :

  • Le rôle des marques solides et la domination de la catégorie
    • Attachement émotionnel
    • Livraison régulière du produit
  • Une vision des tendances futures du marché
  • Une compréhension du consommateur
  • Une excellence sur le plan des stratégies de marketing et de leur exécution
  • Un plan (intégré) de marketing et de vente
    • Avoir un investissement dans le produit qui soit plus émotionnel et fondé sur l’intuition
  • Un accès à la vente de masse au détail et une relation avec celle-ci
    • Une différence entre la relation de distribution avec le détaillant et une relation patient-partenaire; les pharmacies ont les mêmes objectifs que vous (c.-à-d. de meilleurs soins pour les patients)
  • De nombreuses relations avec les parties prenantes

Dawn Richards, vice-présidente de l’Association canadienne des arthritiques, a été la deuxième conférencière de la soirée. Elle représentait la voix des associations de patients ainsi que les patients, puisqu’elle souffre elle-même de polyarthrite rhumatoïde. Elle a expliqué que les associations de patients existent en raison d’un type de besoin qui n’est pas satisfait par le système de santé ou les fournisseurs. Ces associations existent pour informer toutes les parties prenantes, les groupes de pression/les défenseurs, pour stimuler la recherche, pour contribuer à la recherche d’une guérison et pour soutenir les autres patients.

Dawn a expliqué que les patients qui vivent avec des maladies ont de nombreuses motivations, notamment aider d’autres personnes atteintes de maladies, prendre la parole pour ceux qui ne le peuvent pas ou qui n’en n’ont ni le temps ni l’énergie, obtenir un accès aux ressources et avoir une portée qui ne serait pas possible autrement et avoir une collaboration valable avec l’industrie pharmaceutique et les professionnels de la santé. Dawn a donné les grandes lignes du travail actuel des associations de patients avec l’industrie pharmaceutique :

  • Ad hoc
  • Créer des relations
  • Donner des conseils
  • Recruter pour des essais cliniques
    • Les relations se produisent traditionnellement à des stades ultérieurs, pas à la phase de R-D
    • En Europe, l’initiative de l’Académie européenne de patients sur l’innovation thérapeutique (EUPATI) vise à changer cette façon de faire en formant des patients bien informés au processus de recherche et de développement de médicaments
  • Avoir un accès à d’autres patients

Elle a toutefois ajouté qu’un bon nombre de ces interactions ne sont pas bien établies pas plus qu’elles ne sont stratégiques. Cela s’explique en partie par des obstacles mais il y a également des facilitateurs sur lesquels il serait possible de miser. Les obstacles et les facilitateurs à prendre en compte entre les associations de patients et l’industrie pharmaceutique sont :

  • L’objectif de l’industrie pharmaceutique et des associations de patients
    • Aider les patients atteints d’une maladie précise
  • Différences sur le plan organisationnel
    • bénévolat p/r affaires
    • Conformité/dispositions juridiques
    • Grandes différences de capacité
    • La langue employée doit être compréhensible pour les groupes
  • Propre aux groupes de patients
    • La crainte de perdre leur indépendance, ne veulent pas être « achetés »
    • La confiance; mettent un visage sur le patient
  • Les agences réglementaires
    • Santé Canada, Rx&D, CCPP

Dawn a conclu sur les points suivants à retenir :

  • Les associations de patients vous permettent d’obtenir un accès à d’autres patients par le truchement de la mobilisation de groupes/de patients clés, y compris des patients guides d’opinion
  • Amener les patients à comprendre leur vie quotidienne et de quelle façon vos traitements ont transformé leur vie
  • Permettre la participation des patients aux réunions de R&D et à l’établissement de priorités
  • Élaborer des protocoles d’essais cliniques qui ont un sens pour les patients et qui cadrent avec leur vie
  • Créer de meilleurs programmes de formation et de soutien des patients avec l’apport des patients
  • Aider les patients atteints de maladies chroniques à voir de quelle façon ils peuvent avoir une maîtrise de la situation

À la fin de la réunion, une discussion générale et une période de questions et réponses ont suivi.

  • Q : Comment les équipes devraient-elles commencer à travailler avec les associations?
    • Trouvez l’organisme caritatif qui est associé à l’indication qui vous intéresse et vous y trouverez des liens avec les associations de patients
    • Établissez une relation et trouvez un outil utile que vous pourriez créer ensemble
  • Q : Quelles attentes les patients ont-ils de l’industrie pharmaceutique?
    • L’étude Accenture donne à penser que les consommateurs sont ouverts à recevoir des services de l’industrie pharmaceutique et qu’ils veulent de l’aide
    • Trouvez des manières par lesquelles les patients ou les associations deviennent propriétaires des programmes mis au point et optimisez l’accès des patients aux programmes
    • Il existe cet écart entre ce que vous pensez qu’ils veulent et ce qu’ils veulent réellement; l’information que vous leur donnez n’est pas celle qu’ils recherchent
    • Ayez cette conversation avec les associations ou avec d’autres mécanismes de recherche pour vous donner accès à un autre niveau de perception
    • Informez-les sur ce que vos produits ont fait pour améliorer des vies; il est important de le rappeler aux patients; dites-leur que les profits sont réinvestis en R-D
    • Patientslikeme.com est une communauté virtuelle équivalente à Facebook qui est destinée aux patients; les renseignements recueillis dans le site sont vendus à l’industrie pharmaceutique et le site Web l’annonce clairement; les conversations qui ont lieu dans le site ont eu un impact sur les fabricants de médicaments

Anne-Marie a émis le commentaire selon lequel les aides visuelles pharmaceutiques sont concentrées sur les caractéristiques des produits plutôt que d’être centrées sur les émotions, lesquelles sont plus pertinentes pour les patients. Un membre de l’auditoire a souligné que les sociétés pharmaceutiques ont les mains liées en ce qui a trait aux messages publicitaires qu’elles peuvent utiliser en raison du CCPP. Il a suggéré que les groupes de défense des patients et les Rx&D pourraient trouver bénéfique de travailler à faire tomber ces obstacles.

Présentation (PDF 1.40 MB) (Disponible en anglais seulement)

Voir le ‘Engage patients and profits will follow’ vidéo présenté par Pro-Staging.
(Disponible en anglais seulement)

Lara Holmes
Rédactrice médicale
Courriel : lholmes@videotron.ca
Téléphone : 514-425-4977
Pharma411

Conférences à venir

20 novembre 2018

Les programmes de soutien au patient : une tendance ou une transformation

Dîner d'affaires
Cocktail : 17 h 30
Souper : 18 h 15
Présentation : 19 h 00

Cliquez ici pour vous inscrire