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Comment améliorer la santé des patients par le biais des lignes directrices en matière de pratique clinique ?

Quel rôle les spécialistes du marketing pharmaceutique jouent-ils sur le plan de la création et de la diffusion des lignes directrices en matière d’EMC et de pratique clinique ? Sont-ils réellement en mesure de changer les comportements des médecins en matière de prescription ? Ce ne sont que quelques exemples des questions posées par le Dr Jacqueline Cox McClaran à des spécialistes du marketing pharmaceutique et de l’EMC à l’occasion de la réunion de mai du CMPQ.

S’adressant à un auditoire enthousiaste, le Dr McClaran, agrégée de recherche au Centre d’éducation continue de l’université McGill, a affirmé que les médecins et l’industrie pharmaceutique travaillent laborieusement à faire avancer une cause commune, dont la finalité est la santé des patients. « Il y a beaucoup de points communs. Nous nous efforçons tous de modifier les comportements des gens », a-t-elle déclaré.

Elle a expliqué comment amener les patients du point « A » au point « B » ainsi que le rôle que les spécialistes du marketing pharmaceutique peuvent jouer sur le plan de l’élaboration de lignes directrices en matière de pratique clinique et d’activités d’EMC.

Le Dr McClaran a précisé que les professionnels de la santé devraient élaborer des lignes directrices en matière de pratique clinique. Elle a toutefois ajouté qu’il est important que l’on enseigne les lignes directrices et qu’il est préférable que ce soient des éducateurs qui en soient chargés. « Comment nous assurons-nous que la ligne directrice est acceptable pour de nombreux professionnels de la santé et que ceux-ci reçoivent un message commun ? » a-t-elle lancé à l’assistance en guise de défi. Les répercussions des lignes directrices en matière de pratique clinique sur les problèmes de santé représentent leur véritable mesure, d’expliquer le Dr McClaran. « Le patient est-il en mesure de modifier son comportement ? La santé du patient s’améliore-t-elle ? »

D’après le Dr McClaran, les médecins peuvent en apprendre beaucoup des spécialistes du marketing pharmaceutique en ce qui a trait à la motivation des modifications comportementales. « Les spécialistes du marketing, et plus particulièrement les représentants, sont les meilleurs en entrevues motivationnelles. Le Dr McClaran a expliqué les étapes vers le changement, à partir de la préréflexion (pendant laquelle le patient n’a jamais envisagé de changer de comportement) jusqu’à la fixation d’une date pour passer à l’action, pour finalement « arrêter » le comportement malsain et y « renoncer définitivement ».

En ce qui a trait à l’EMC, le Dr McClaran a prédit que l’industrie pharmaceutique devrait en devenir le « partenaire », et non le « financier ». « Les sociétés pharmaceutiques possèdent les outils pédagogiques. Elles connaissent beaucoup mieux les entrevues motivationnelles et les modifications comportementales que les médecins. Je crois que nous allons être les témoins d’un nombre beaucoup plus important de partenariats à l’avenir ».

Par Jadzia Jagiellowicz

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