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Le 27 mai 2009
Un spécialiste de la réglementation

Le 27 mai dernier, le CMPQ avait le plaisir de recevoir Ray Chepesiuk, l’aimable commissaire du CCPP, à titre de dernier conférencier de l’année 2008-2009.

Monsieur Chepesiuk, fidèle à sa personnalité généreuse et volubile, a présenté une vue d’ensemble de grande envergure de l’environnement réglementaire du marketing pharmaceutique tel qu’il se situe actuellement, les influences qui proviennent des États-Unis et les pressions de diverses sections de Santé Canada en vue de renforcer ses contrôles d’une manière qui pourrait ne pas convenir au CCPP ni à ses clients.

Lorsqu’il a présenté Ray Chepesiuk devant une salle comble, Dan Leger, de Lundbeck Canada, a parlé du passé de soldat chargé du maintien de la paix du commissaire – une allusion que Ray a relevée en alléguant que c’est précisément ce que certaines personnes considèrent comme sa plus grande qualité pour occuper le poste de chef du CCPP.

« Cela fait maintenant 10 ans que je suis commissaire et je me souviens de ma première année comme étant la plus facile. C’est souvent l’inverse qui se produit, la première année étant difficile. Mais les temps ont changé. La société a changé. La réglementation a changé et le CCPP a changé. »

Sur ce, il a abordé le fait irréfutable que les temps sont difficiles pour l’industrie. « Lors d’une croisière à laquelle j’ai participé récemment, j’ai parlé avec beaucoup d’étrangers et je dois dire qu’ils n’avaient rien de très flatteur à dire sur l’industrie pharmaceutique. » Pourtant, d’après lui, cela fait partie du rôle du CCPP que d’aider les spécialistes du marketing pharmaceutique à survivre à cette crise.

Une partie de cette tâche consiste à rationaliser et à mettre à jour le CCPP. En novembre dernier, l’organisme a adopté finalement ses tout premiers énoncés de vision et mission.

La vision est : « Une communication de confiance sur les produits de soins de santé en vue de favoriser une santé optimale. » L’énoncé de mission est « Fournir un service de révision agréé en vue d’une pré-approbation, ce qui favorise une communication digne de foi sur les produits de soins de santé dans le cadre d’une structure réglementaire. » Pour finir, les valeurs du CCPP sont l’intégrité, la compétence, la crédibilité, l’indépendance, l’excellence et la transparence.

Il a ensuite parlé du mandat du CCPP, en soulignant l’indépendance de l’agence, dont le rôle est de veiller à ce que les renseignements communiqués concernant les produits de soins de santé tels que les produits vendus sur ordonnance, les produits en vente libre, les produits biologiques et les produits de santé naturels soient exacts, équilibrés et étayés par des données probantes. Le CCPP a engagé plus de personnel afin d’être en mesure de remplir son rôle efficacement et d’assurer le respect des meilleures pratiques actuelles. Le personnel de l’organisme s’élève à 15 personnes actuellement, parmi lesquelles on compte 8 réviseurs pour permettre au CCPP de respecter sa promesse de révision dans un délai de 10 jours.

Malgré la récession et les difficultés que connaît l’industrie, les trois derniers mois de 2008 ont représenté un trimestre record sur le plan du volume.

Le CCPP va publier prochainement un nouveau code, afin de suivre les changements dans le mode de commercialisation des produits et le volume de nouveaux produits qui font leur apparition en ligne. Entre temps, Ray Chepesiuk était fier du CCPP et de ses clients en mentionnant une diminution importante du nombre de plaintes, ce qui indique que les personnes veulent effectivement un environnement auto réglementé.

Tout n’est pourtant pas rose. L’environnement des publicités directes aux consommateurs présente de nombreux défis et monsieur Chepesiuk a averti que Santé Canada interviendra énergiquement par la rédaction de politiques restrictives, si personne n’y fait attention. Il a particulièrement mentionné que le CCPP a prévu 50 000 $ pour des projets de recherche solides sur la publicité et le marketing, et il a incité les membres du CMPQ à lui faire parvenir des noms de personnes qui effectuent de telles recherches, pour qu’il puisse les mettre en contact avec le comité du CCPP.

Il a ensuite brossé un tableau sombre des changements qui se sont produits dans notre environnement à la suite des scandales et de certaines situations problématiques engendrées par les publicités directes aux consommateurs qui sont survenus aux États-Unis, au point que 28 états interviennent maintenant dans le contrôle de l’industrie pharmaceutique, en plus du gouvernement fédéral et de la FDA. Certains de ces changements ont remanié la façon dont les entreprises des États-Unis élaborent leurs politiques internes, lesquelles ont parfois des conséquences non voulues sur les campagnes de commercialisation mondiales. Le CCPP est toujours prêt à rappeler aux entreprises que l’environnement canadien possède ses propres règles et règlements.

À cet égard, il a abordé le marketing de marques et la formation professionnelle continue et a rappelé à tous d’être très prudents. « Si vous établissez un lien entre produits de marque et sans marque, ce sont tous des produits de marque. Maintenez la FPC dans la FPC et la publicité dans la publicité. »

En ce qui a trait aux publicités directes aux consommateurs, alors que les diffuseurs, particulièrement CanWest Global, aimeraient voir un environnement plus relâché, d’autres, particulièrement les politiciens sur la colline du Parlement, songent à suivre la voie suivie par l’Europe, où il n’y a pas du tout de publicités directes aux consommateurs. En citant les résultats d’un sondage Harris aux États-Unis, il a mentionné que la confiance des répondants envers l’industrie se situe autour de 28 %. « D’après une personne des Rx&D, cette confiance est plus près de 45 ou 46 % au Canada. » Il a attribué la diminution de confiance à des erreurs et des abus regrettables qui ont été commis aux États-Unis et il a averti les participants de « ne pas déroger du message ».

C’est particulièrement vrai en ce qui a trait aux nouvelles campagnes de marketing virales, pour lesquelles il n’est tout simplement pas possible d’importer les pratiques des États-Unis.

En parlant d’une façon générale, il a demandé : « Y aura-t-il une autoréglementation ? C’est à vous de décider, nous avons besoin de votre soutien. Nous sommes un organisme consultatif. Le rôle du CCPP consiste à servir d’arbitre, plutôt que de police. Nous n’avons pas besoin de davantage de réglementation de Santé Canada. » Bien sûr, avec des gouvernements minoritaires, personne ne sait ce qui va arriver cet automne.

Alan Conter
alan@alanconter.com

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