PMCQ Logo
English|Carte du Site
Visionner les photos

Salon des membres

Conférences précédentes

Des propos musclés que nous avions tous besoin d’entendre

Lorsqu’un monsieur aux cheveux argentés qui possède de l’expérience en pharmacie et en science politique veut parler de l’état de l’industrie des soins de santé au Canada, on l’écoute. C’est ce que nous avons fait lorsque Bernard Lachapelle, président du groupe JBL et spécialiste renommé des enjeux qui touchent l’industrie pharmaceutique au Canada et à l’étranger, a pris place sur le podium. C’est vrai qu’il n’y avait là rien de bien nouveau—la plupart d’entre nous recevons une bonne dose de pessimisme sur les soins de santé en écoutant la radio sur le chemin du travail—mais, cette fois-ci, le dialogue semblait différent. Différent dans le bon sens. Plus audacieux. Rafraichissant. Or, d’après ce que je sais des personnalités qui travaillent dans l’industrie pharmaceutique, tout le monde a besoin de rappels à l’ordre rafraichissants de temps à autre.

Déprimé à cause d’un refus du PECM? Beau dommage! Vous obtenez des réponses évasives suite à l’évaluation commune des médicaments anticancéreux ? Meilleure chance la prochaine fois. Votre médicament n’est pas inscrit aux listes de médicaments remboursés ? Dites-le au juge, ou dans la plupart des cas, au comité d’évaluation. Comme je le disais, ce n’est pas une fleur de rhétorique que nous avons l’habitude d’entendre. Bon d’accord, j’exagère. Mais vous voyez ce que je veux dire. Pour tout dire, ce qui ressort de l’exposé de Bernard Lachapelle, c’est qu’il dit les choses telles qu’elles sont, parce que bien souvent la manière de dire les choses est tout aussi importante que ce qu’on dit. En fait, les répercussions du Programme commun d’évaluation des médicaments ou de l’évaluation commune des médicaments anticancéreux sur l’industrie pharmaceutique actuelle sont palpables. Il ne faut cependant pas oublier les consommateurs, pas plus que les nombreuses personnes qui sont devenues conscientes des risques. Que cela nous plaise ou non, les besoins et les attentes des consommateurs évoluent.

Alors, pourquoi tous ces chichis ? Qu’en est-il du battage publicitaire sur les soins de santé? Ou de l’absence d’un tel battage ? Et que puis-je faire—plus important encore, que pouvons-« nous » faire collectivement en tant qu’industrie pharmaceutique—pour aider? Eh bien ! D’après Bernard Lachapelle, il est essentiel de nous adapter. Nous vivons des temps nouveaux et le marketing pharmaceutique est confronté à de nouvelles réalités. Alors, si vous attendez votre moment de « a-ha », essayez de retenir cette révélation en même temps que votre respiration : les médecins ne sont plus les seuls clients. C’est maintenant l’opinion publique qui détermine les réussites et les échecs des programmes —pas les bureaucrates. Il s’agit d’un virage important. Souvenez-vous, comme M. Lachapelle l’a souligné, que le secteur pharmaceutique représente une industrie de cent milliards de dollars. Il nous l’a d’ailleurs démontré avec ses graphiques.

À l’exclusion des graphiques, l’avenir de l’industrie pharmaceutique reste une formule quelque peu contradictoire. Un plus grand nombre de consommateurs équivaut à plus de coûts. Toutefois, les consommateurs veulent une valeur optimale pour ce qu’ils dépensent. Il semblerait que la résolution du problème est une question de confiance. Si le but est un engagement à long terme avec les clients, il faut commencer par établir la confiance. Ce n’est pas une panacée, mais c’est le genre de confiance qui se développe après des années de travail acharné dans une industrie qui ne pardonne pas toujours facilement pas plus qu’elle n’est facile à oublier. C’est le genre de confiance que Bernard Lachapelle dépose sur la table.

Rafraichissant? Et comment!

Alexander Bevan
lebloke@lebloke.com

Conférences à venir

15 mai 2018

Au bout du rouleau : Gérez votre énergie, gérez votre stress

Dîner d'affaires
Cocktail : 17 h 30
Souper : 18 h 30
Présentation : 19 h 00

Cliquez ici pour vous inscrire